adaptation de la nouvelle Vente à la bougie

première diffusion le 16 juin 1995

réalisation: Pierre Granier-Deferre

scénario: Pierre Granier-Deferre, Dominique Roulet

décors: François Chauvaud

costumes: Françoise Disle

musique: Lanrent Petitgirard

avec: Etienne Chicot (Fred), Daniel Gélin (Nicolas), Michèle Moretti (Juliette), Pierre Forest (Groult), Frédéric Pierrot (Canut), Gilles Treton (Gentil), Margot Abascal (Thérèse), Lionel Astier (docteur Breton), Henri Lambert (Borchain), Stéphane Boucher (inspecteur Claudel)

Dans cette auberge de Vendée, Maigret était venu interroger le tenancier, Fred, un malfrat repenti. Et voilà que le commissaire est cloué au lit par une grippe et qu’un des clients est assassiné dans sa chambre. Maigret boucle alors l’auberge et commence une minutieuse reconstitution de la soirée du crime. Qui avait intérêt à tuer Borchain, un riche propriétaire terrien, qui était venu pour une vente aux enchères, et dont le portefeuille bien garni a disparu ? Maigret va interroger tout le monde: Fred et sa femme Juliette, le père Nicolas, un ancien notaire ivrogne, Groult le fermier et Canut le patron pêcheur, Thérèse la bonne et son amant Gentil le douanier…

croustidialogues

Maigret interroge le père Nicolas:

Maigret : « Dites-moi, comment se fait-il que vous n’ayez pas de carte d’identité ? »

Nicolas : « Je ne sais plus très bien où je l’ai perdue… Mais de toute façon, depuis 75 ans que je me fréquente, je peux vous certifier que c’est bien moi ! »

***

Après les coups de carabine tirés sur l’auberge, l’inspecteur Claudel a réquisitionné toutes les armes du village:

Maigret : « Vous avez tout ? »

Claudel : « On a fouillé toutes les maisons, sauf l’auberge, bien sûr. »

Fred : « Oh, vous pouvez toujours y aller, il n’y a pas d’armes… Jamais d’armes… Hein, monsieur Maigret ? »

Maigret : « Il y a des couteaux… »

Fred : « Forcément, il y a des couteaux. Le saucisson, je le tranche comment, à la louche ?! »