Il fut le Maigret du début du XXIe siècle. Il a incarné le commissaire en renouvelant le rôle, lui conférant humanité, profondeur, et en gardant de lui les multiples facettes que lui avait données son créateur… Il fut un Maigret plus que convaincant, acquérant au fil des tournages une force et une puissance de création qui lui permirent de jouer de plus en plus Maigret « de l’intérieur », abandonnant peu à peu les accessoires qu’on croyait indispensables au personnage, et n’en gardant que l’essentiel: sa profonde humanité… Pour longtemps encore, la série Maigret avec Bruno Crémer restera une référence, non seulement dans l’interprétation de l’acteur, mais dans un « tout » que formaient les éléments de la série: décors, seconds rôles, dialogues, scénarios, et musiques. Mais n’oublions pas que si les scénaristes et les réalisateurs ont fait de cette série une si grande réussite, c’est parce que l’osmose entre tous ces éléments n’a été possible que grâce au jeu de celui qui en incarnait l’esprit: Bruno Crémer, alias Maigret…