adaptation du roman Maigret et les vieillards

première diffusion le 21 février 2003

réalisation: Laurent Heynemann

scénario: Pierre Granier-Deferre et Michel Grisolia

décors: Valérie Grall

costumes: Françoise Disle

musique: Laurent Petitgirard

avec: Colette Renard (Jacqueline Larrieux), Micheline Boudet (Isabelle de Wissemberg), Guillaume Gallienne (Cormière), Pierre Aussedat (abbé Desnoyers), Pierre Diot (inspecteur Christiani), Jean-Paul Bonnaire (inspecteur Battesti), Mario Pecqueur (Alain Mazeron), Jacques Ciron (Dr Josserand), Marie-Thérèse Arene (Me Denise Aubonnet), Didier Raymond (Philippe de Wissemberg), Stéphane Auberghen (Claire Mazeron), Amalric Gérard (Eric de Wissemberg)

Le comte de Saint-Hilaire a été retrouvé sans vie dans le bureau de son hôtel particulier. Sa gouvernante, Jacotte, prétend avoir entendu le meurtrier s’enfuir. Maigret, prié d’enquêter en toute discrétion, pénètre alors l’univers clos, feutré et quelque peu figé de l’aristocratie. Il découvre rapidement que trois jours auparavant, l’époux d’une princesse fort éprise du comte est mort lui aussi. Une bien curieuse coïncidence qui ne manque pas de troubler le vieux limier. Mais, dans ce milieu qui ne lui est pas familier, le commissaire va se trouver confronté à un mur de silence, tout entier fait de morale, de religion et de respect des conventions…

croustidialogues

Cormière vient de raconter à Maigret l’histoire d’amour entre Isi et Saint-Hilaire:

Maigret : « Elle a quel âge, aujourd’hui ? »

Cormière : « Dois-je vous rappeler, monsieur le commissaire, que selon le code mondain, une femme n’a pas d’âge; encore moins une princesse. »

Maigret : « Je suis désolé, monsieur Cormière, mais moi je m’occupe surtout du code pénal. »

***

Le curé est venu rendre visite à Jacotte:

le curé : « Pensez-vous, monsieur le commissaire, que nous puissions fixer la date de la cérémonie religieuse ? »

(Maigret fait signe à Christiani de répondre)

Christiani : « Dès que l’Institut médico-légal vous aura rendu le corps. »

Jacotte : « Trop aimable à lui ! »