adaptation de la nouvelle La fenêtre ouverte

première diffusion le 2 juin 2001

réalisation: Pierre Granier-Deferre

scénario: Pierre Granier-Deferre et Michel Grisolia

décors: Frédéric Astich-Barré

costumes: Maria Oufkir

musique: Laurent Petitgirard

avec: Alexandre Brasseur (Lachenal), Florence Darel (Sylvie Laget), Jacques Boudet (Descharneaux), Jacques Dacqmine (Oscar Laget), Fabien Béhar (inspecteur Lucciani), Clément Harari (Feldman), Evelyne Grandjean (Madeleine Legoff), Célia Granier-Deferre (Odile Rivière), Guy Louret (Stéphane Laget), Christophe Paou (Michel Rivière)

L’épisode a été tourné dans une école d’infirmières de Prague.

Oscar Laget est un homme d’affaires qui est habitué des escroqueries, faillites frauduleuses et magouilles en tous genres : il a ruiné pas mal de gens qui étaient loin d’être des enfants de chœur, ce qui lui a prodigué beaucoup d’ennuis. Son entourage se limite à deux fidèles : sa jeune épouse, Sylvie Laget, une danseuse dont il est tombé éperdument amoureux lors d’un voyage et qui a accepté de le suivre pour partager sa vie dissolue; et son bras droit, Descharneaux, avec qui il a combattu pendant la guerre de 14-18 et qu’il a engagé ensuite pour l’aider à gérer ses affaires. Alors que dans sa salle d’attente, des visiteurs, dont deux inspecteurs de la PJ, guettent son retour annoncé pour 15h00, un coup de feu retentit à l’étage. Tous se précipitent dans le bureau de Laget, et le retrouvent affalé dans son fauteuil, un revolver à ses pieds, une balle en plein cœur. Suicide ? Meurtre ? Maigret est chargé de l’enquête. Il va passer la nuit sur les lieux du crime à interroger un à un les témoins présents lors du drame et à éprouver leur résistance psychologique et mentale: Sylvie Laget et Descharneaux; Odile et Michel Rivière qu’Oscar avait arnaqués alors qu’il leur avait proposé son aide pour monter une société; Madeleine Legoff, propriétaire d’un night-club où la victime avait ses entrées; M. Feldman, un vieux juif qui voulait récupérer son appartement devenu propriété de Laget. Détails déterminants qui n’échappent pas à la sagacité de Maigret: une fenêtre laissée ouverte malgré le froid et une douille retrouvée dans la cour de l’immeuble qu’occupait Laget …

croustidialogues

Maigret interroge M. Feldman:

Feldman : « Excusez-moi, mais Laget, il s’est suicidé, ou quoi ? »

Maigret : « Ah, c’est justement ce « ou quoi ? » que je cherche à éclaircir. »

***

Maigret demande à Rivière s’il a un alibi:

Rivière : « Je pense que ça va vous intéresser: je suis allé aux toilettes. »

Lachenal : « Bon, de toute manière, c’était avant le coup de feu, j’étais là, alors… »

Maigret : « Vous avez de la chance, parce que, comme témoin, y a pas plus fiable et plus précis qu’un inspecteur de police ! »